Itinérances colombiennes

Maison Nelson Mandela – du 23 au 25 sept. 2022

Voyage en Colombie avec Pierryl Peytavi

Une expo de Pierryl Peytavi

Du 22 au 25 septembre 2022

  • Vendredi 23/09 : de 10h à 18h
  • Samedi 24/09 :  de 10h à 18h
  • Dimanche 25/09 : de 10h à 16h

S'y rendre

Maison des relations internationales Nelson Mandela
14 descente en Barrat, 34000 Montpellier

 

L’expo

L’expo

Itinérances colombiennes

En Colombie, je m’en suis remis au hasard, à l’instinct, à l’improvisation, à l’expérimentation, au surgissement… pouvant aller jusqu’à me perdre. ». C’est en ces termes,  plus proches du vocabulaire du musicien ou du prestidigitateur, que Pierryl Peytavi livre quelques clés de son processus de création.

Au jugé, à la lisière de l’ombre et de la lumière, « l’énergie de la Colombie foisonne dans sa mobilité mais aussi son isolement, sa solitude et sa violence. C’est à travers mon regard défaillant et le filtre de mes compagnons de routes, que sont le Brownie et le Sténopé, que la Colombie apparaît ».

Une photographie sans préméditation, une esthétique des aspérités, qui s’attache à l’illusion, voire à la sidération, et traque la poésie dans les moindres recoins du quotidien.

Et c’est là que les contradictions apparaissent comme pour mieux aborder celles de ce pays fantasme de violence pour le reste du monde.

En Colombie, je m’en suis remis au hasard, à l’instinct, à l’improvisation, à l’expérimentation, au surgissement… pouvant aller jusqu’à me perdre.

« J’interroge le rapport entre la ville hyper dense et les déserts qui l’entourent. Déserts de briques et de bitumes, déserts de sables et de verdures.

J’y questionne les marges urbaines, les non lieux, les zones de délabrements, les rebuts, et les déchets de l’urbanisation. Les traces historiques et architecturales, les stigmates sociaux et politiques

Mon travail s’attache à poétiser ces espaces vides qui peuvent paraître hostiles et cherche à appréhender le rapport que l’humain entretient avec eux. »

L’exposition propose une sélection de photos prises lors de trois voyages effectués entre juin 2014 et janvier 2016, des textes et des films photographiques dont les bandes sonores ont été spécialement conçues par le groupe Fiasco Bang Bang.

Le spectateur est à la fois témoin et confident, un monde s’invite dans sa cornée. Ces instants capturés sont aussi les identités fantomatiques et sensibles de nos mémoires collectives.

à propos

Pierryl Peytavi

S’il avait eu le choix, Pierryl serait-il né à Tupelo, dans le fin fond du Mississippi ou dans la chaleur moite et incandescente des clubs d’Addis Abeba, la capitale éthiopienne ?

Il n’a pas choisi et c’est tant mieux !

 

A 5 ans et alors qu’il passe le plus clair de son temps à observer le monde à travers le trou d’une serrure, il met au point un appareil photographique, assez sommaire il faut bien l’avouer, qui fera le tour de la Terre : le Brownie Flash.

Il n’aura de cesse de travailler les performances de cette boîte à mémoire, polissant la lentille jusqu’à ce qu’elle reproduise exactement la perfectibilité de sa vision.

A 23 ans, il touche enfin à son but et invente un concept jusqu’alors inédit : la photographie de la myopie.

Il le déclare lui-même : « avec la myopie extrême on ne sait plus ce qui est défini ou indéfini ; ce qui est de l’ordre de la réalité ou de l’illusion.  La frontière floue, le passage entre les deux se déclinant en « image-sensation ». Il n’a pourtant pas encore vu l’exposition d’Edvard Munch à Beaubourg. C’est à cette occasion qu’il découvrira les étranges formes flottantes qui peuplent certaines parties des tableaux du peintre norvégien et qui ne sont en fait que la reproduction de ses problèmes oculaires. Pierryl n’est plus seul.

Une correspondance épistolaire s’engage alors entre les deux créateurs qui ne prendra fin qu’à la mort du peintre, le 23 janvier. Avec l’avènement du numérique et de l’échantillonnage du monde moderne, Pierryl décide de rompre avec la vision automatisée et uniformisée de la performance analytique et décide de réfléchir à un nouveau procédé.

L’idée surgit alors qu’il se retrouve coincé suite à l’effondrement d’une galerie souterraine dans une grotte perdue en pleine jungle de Papouasie-Nouvelle Guinée. Un bref rayon de lumière filtre et soudain le monde chavire, c’est Platon qui s’invite dans la grotte.

Son idée est simple, percer à l’aide d’une aiguille un cache objectif et remonter le temps pour mieux le capturer dans son mouvement continu et imperceptible : le procédé du sténopé est né.

« L’évolution technologique et le confort qu’elle engendre nous éloigne de l’essence des choses, de l’errance, de l’accident et de la fragilité de l’instant.»

Dès lors, Pierryl n’aura de cesse de conjuguer argentique et numérique sous le prisme de l’insondable et de la matière brute.

Au travers de son regard, c’est le monde qui vibre, les couleurs qui explosent et fusionnent dans des silhouettes chimériques aux frontières de l’inconscient et de la transe.

ça peut vous intéresser !

Suivez-nous !

Ça bouge avec What a Trip ! Inscrivez-vous pour rester informé

>
Share This